Inondation à Pont-Augan
L’Ével et le Blavet, sortis de leur lit, ne font plus qu’un.
Surpris par un fort gel, Pont-Augan est paralysé. Seuls les enfants, profitant de l’aubaine, s’en donnent à cœur joie au prix de quelques gamelles. Le froid a été si intense que l’épaisseur de la glace autorise le passage d’une rive à l’autre sans risques.
Cette situation exceptionnelle remonte à l’hiver 1955/56. Les péniches absentes sont retenues au niveau des écluses à Hennebont, là où la marée savait absorber la montée des eaux. Le Blavet avait la mauvaise réputation d’être capricieux depuis Pontivy jusqu’à Hennebont, les uns reprochant aux écluses de freiner l’écoulement naturel des eaux, les autres accusant le barrage de Guerlédan de garder l’eau en été et de ne pas la retenir en hiver ! Le chemin de fer longeant le halage était à son tour au repos forcé, ses rails noyés.
