La greffe du pommier

Le choix du moment était déterminant : la sève est réveillée, mais sa montée est tout juste amorcée.

La journée est calme, plutôt humide, et la lune favorable pour les jours à venir, bien entendu. Les greffons ont été retardés afin de mieux « tirer » sur le tronc nourricier. Pour cela, ils auront été prélevés en hiver et enfoncés dans une terre exposée au nord… Avant l’utilisation du mastic synthétique, le greffeur utilisait un mortier à base de terre argileuse, laquelle était appliquée sur la tête fendue ; le tout soigneusement serré dans du tissu ressemblait à un petit bébé langé à l’ancienne.

Les échecs étaient peu nombreux.