Les jacinthes dans les friches
Le mois d’avril s’achève. La chaleur est douce. Dans les friches, non loin des prairies, la jacinthe recherche, dans les sous-bois, à la fois la fraîcheur et la douceur de la lumière que les feuillages naissants laissent filtrer. Les paysans l’appelaient « er bouren-bran », autrement dit le poireau du corbeau !
Chacun à sa façon s’efforçait de justifier cette association du corbeau et de la jacinthe : certains avaient constaté que le corbeau s’installait comme la jacinthe à la lisière des prairies ; d’autres évoquaient les reflets bleutés de son bec et de son plumage ; d’autres enfin avaient constatés que le corbeau depuis son nid durant la couvaison semblait apprécier le tapis bleuté au pied de son arbre !
D’autres associations du même type réunissaient un lieu, un calendrier, une couleur. C’était le cas du coucou et des orchidées, de la tourterelle et de la cardamine.
